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La participation recherchée dans les dispositifs d’accompagnement collectif médico-sociaux.

Quelles conditions de possibilité et de soutien de la participation des personnes qui ont une déficience intellectuelle ?


Thèse de Céline Lefebvre (ESO Rennes)
Direction :
Financement :
  • Institut Catholique de Lille


Ce projet de thèse s’inscrit dans un mouvement d’émancipation et de questionnement autour de l’émergence et l’application concrète des différents textes juridiques des dix dernières années à l’échelle française, européenne et internationale dans les champs médico-social et du handicap. Tous mettent l’accent sur des notions telles que la participation au fonctionnement des institutions et à la vie en société, l’inclusion sociale, l’autonomie dans les choix et dans la vie. Ces éléments sont influencés par les aspects environnementaux qui faciliteraient ou feraient obstacles. L’approche en termes de situations de handicap  a profondément transformé la façon d’aborder ces questions. Des réflexions au niveau individuel et collectif émergent sur l’aménagement de l’environnement ou sur la compensation . L’usager devient un acteur actif, en participant de plus en plus aux actions de soins ou sociales qui interviennent au cours de sa vie et découlent de processus auxquels il participe. Les aménagements de l’environnement ne pouvant pas se construire sans l’implication des personnes. Cette forme d’identification des besoins interpelle par sa dimension innovante et durable. Cette évolution implique de prêter attention aux représentations et logiques sociales comme aux droits des individus  ainsi qu’à la manière dont les personnes vivent leur handicap ou leur maladie.

Alors que les paradigmes bio-psycho-social voire politico-juridique tendent à investir les politiques du handicap, appréhender l’expression des personnes qui ont une déficience intellectuelle sous ce prisme permet de questionner les formes de participation et d’inclusion. Dans une société où un environnement peut être considéré comme mal adapté, inaccessible et non accueillant, que pourrait être un environnement capacitant impliquant des acteurs, les espaces, les dispositifs, pour que ces personnes participent, formulent et mettent en œuvre leurs choix et/ou projet(s) de vie ?

Notre objectif est d’examiner la participation sociale des personnes qui ont une déficience intellectuelle au regard du paradigme bio-psycho-social voire politico-juridique du handicap, du panorama législatif existant et de la perspective du développement humain dans lequel s’inscrivent les capabilities . Il s’agit d’interroger le rapport entre les pratiques participatives actuelles de ces personnes et leurs environnements sous le prisme des capabilities, par des études de cas permettant une analyse fine de l’interaction entre la notion de capabilité et le paradigme politico-juridique.