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Les nouveaux habitants de la rénovation urbaine : regards croisés

Une analyse dans trois quartiers de l’Ouest


Thèse de Maximilien Steindorsson (ESO Nantes)
Direction :
Financement :
  • CIFFRE Résovilles

Composition du jury :


    La thèse vise à étudier les populations nouvellement installées dans les quartiers de grands ensembles ayant connu un Programme National pour la Rénovation Urbaine (PNRU). En effet, de nombreuses recherches faisant suite à la politique de la Ville se sont focalisées sur les populations restantes ou sortantes. En revanche, les mobilités résidentielles entrantes n’ont pas réellement fait l’objet de recherches spécifiques en dépit des objectifs de diversification sociale affichés.

    Il s’agira d’abord de comprendre les motifs de ces trajectoires résidentielles. Cet axe de réflexion permettra de saisir les raisons de l’attractivité des quartiers de grands ensembles ayant connu une rénovation urbaine par une étude centrée sur les mobilités résidentielles, mais également d’appréhender l’évolution ou la résilience des représentations associées à ces quartiers d’habitat social.

    Dans un deuxième temps, le focus réalisé sur ces nouveaux habitants permettra d’étudier leur intégration au quartier, que ce soit par leurs, représentations, leurs pratiques ou leur cohabitation avec les primo-habitants. Autrement dit, on analysera comment ces nouveaux ménages composent et recomposent avec l’image du quartier et de ses transformations dans un processus de promotion ou de déclassement résidentiels.

    Examiner la rénovation urbaine à travers les nouvelles populations censées apporter de la mixité sociale dans le quartier permet également d’interroger plus largement les populations primo-habitantes et leurs réactions au processus d’ouverture socio-spatiale de leur quartier.

    Le travail de recherche reposera sur une enquête multisites portant sur les quartiers de Malakoff à Nantes (44), Kervénanec à Lorient (56) et des Sablons au Mans (72). Cette approche comparée permettra d’aborder conjointement les questionnements liés à l’arrivée de nouvelles populations dans le quartier de grands ensembles afin de distinguer les effets de site et de mettre en avant les processus socio-spatiaux récurrents. Il devrait également éclairer les mobilités résidentielles entrantes provoquées par la rénovation urbaine dans des contextes urbains différents.

    Mots-clés : PNRU, diversification résidentielle, mobilités résidentielles, stratégies résidentielles, (co)habiter, intégration, mixité sociale, attractivité territoriale, représentation socio-spatiale.