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Pratiques des espaces publics, expressions religieuses et rapport de genre..

Le cas de la ville de Rufisque (Sénégal)


Thèse de Isseu Touré (ESO Rennes)
Direction :


A l’heure actuelle où les questions de la mixité (genrée et sociale) et de degré d’ouverture sont au cœur des débats dans les villes européennes, les espaces publics urbains africains sont encore marqués par une prédominance masculine. Par ailleurs, les aspects de ce partage de l’espace, renforcés par le poids religieux sont également nettement visibles dans les espaces de vie, les espaces privés. Ils se prolongent dans les espaces publics qui font l’objet d’appropriations originales dans lesquelles le genre semble jouer un rôle de premier plan. Effectivement, les implications des hommes et des femmes dans les pratiques des espaces publics en Afrique subsaharienne, renvoient à des rapports de genre souvent complexes. Ces rapports sont souvent régulés par des normes à la fois religieuses et socioculturelles. Le religieux s’impose de plus en plus dans les espaces publics ouest-africains, particulièrement au Sénégal. Compte tenu des constats précédents, ce projet de thèse a d’une part comme principal objectif de comprendre comment les croyances religieuses participent aux pratiques « genrées » des espaces publics et d’autre part, il se propose d’’évaluer les impacts causés par ces inégalités « genrées » qui tendent à renforcer la vulnérabilité des femmes dans les espaces publics. Des réponses sont apportées par les femmes qui proposent souvent des stratégies d’accommodation et cherchent des moyens de légitimer leur présence dans l’espace public, notamment par le biais du religieux.

Mots clés : Espaces publics, expressions religieuses, rapport de genre