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MOBIKIDS

Le rôle des cultures éducatives urbaines (CEU) dans l’évolution des mobilités quotidiennes et des contextes de vie des enfants. Collecte et analyse de traces géolocalisées et enrichies sémantiquement


Financement :
  • ANR

Partenaires :
  • CNRS DR11 :
  • Ecole Nationale supérieur architecture Grenoble :
  • Université de Tours François Rabelais :
  • Alkante :
  • RF Track :

Sur la période du 01/01/2017 au 30/06/2020

Le projet MOBI’KIDS vise à comprendre les conditions de mobilités quotidiennes des enfants dans un contexte de transformations des modes de vie et des modes de déplacements impulsés par les enjeux de la ville durable et notamment le renforcement des modes alternatifs de déplacements impulsés sous le paradigme de « démotorisation des villes ». Plus spécifiquement, il porte sur les mobilités et expériences spatiales des enfants en phase d’apprentissage de l’autonomie de déplacements et l’identification des contraintes et leviers de changement pour les modes alternatifs à l’automobile. L’objectif consiste à vérifier l’hypothèse qu’il existe des formes de «cultures éducatives urbaines» (CEU) variant selon les lieux de vie, les situations sociales et les modes de vie. Entendues comme un ensemble d’attitudes, de valeurs et de pratiques, elles seront observées/recherchées dans une diversité de contextes urbains afin d’expliquer d’une part, leur variabilité socio-spatiale, d’autre part comment elles fluctuent et se structurent sur un gradient spatio-temporel définissant des routines vs expériences informelles des espaces de vie. La démarche focalisée sur la métropole de Rennes visera une première série d’analyses statistiques basées sur des données d’enquêtes produites par les Autorités Organisatrices des Transports locales (Origine-Destination, Enquêtes Ménages et Déplacements) nous permettra de dégager les principales tendances de mobilité des enfants et de leur famille suivant les dimensions sociales et spatiales. Ces tendances contribueront à l’échantillonnage (terrain et population) de l’enquête semi-longitudinale (T1 & reconduction en T2 sur une partie de l'échantillon) déployée sur une cohorte de 140 familles (habitantes de d'une ville-centre vs périphérie urbaine). La démarche s’appuie dans un premier temps sur un protocole conceptuel et technique original de collecte et d’analyse des données de nature et source différentes : géolocalisation des déplacements, entretiens individuels post-traces, parcours commentés pour saisir les ambiances urbaines. L'analyse des données se prêtera à trois lectures articulant analyse quantitative et qualitative : 1/ une lecture informatique de type fouille de données permettra de dégager des comportements habituels (patron spatio-temporel) et inhabituels à partir des traces GPS enregistrées ; 2/ une lecture sémantique des entretiens (post- collecte des traces GPS) contribuera à l’analyse des modes de vie des individus enquêtés et caractérisation des contextes sociaux et familiaux, des habitudes et types préférentiels de mobilité, des contextes environnementaux des déplacements et du sens donné à la mobilité ; 3/ une lecture sensible s'appuiera sur les données d'observation in-situ de parcours réalisés par les enfants afin de saisir les contextes matériels, sensoriels, pratiques et temporels. 
Ce corpus de traces enrichies contribuera à définir les profils de CEU expliquant les conditions d’apprentissage de la mobilité. Dans un deuxième temps, un atelier/observatoire co-élaboré avec les acteurs de la métropole rennaise sera mis en place auprès d’un sous-échantillon de la population enquêtée en T1. Cette expérimentation liée aux changements de modes consistera à suivre sur une période plus étendue l’évolution des pratiques et conditions de mobilité d’enfants en phase de transition entre l’école primaire et le collège et les rapports aux espaces. Ce projet conduit dans une approche interdisciplinaire construite sur de précédentes collaborations entre équipes issues des SHS et des SII et deux partenaires PME contribue au développement d’outils hybrides de collecte couplant des données de nature différentes (GPS, accélérométriques, discursives, observations) en vue de d’améliorer les protocoles d’enquêtes sur les mobilités et la production d’une connaissance fine et localisée des comportements, des pratiques et de leurs évolutions, complémentaire des grandes enquêtes standards (EMD, ENT).



Contacts :
sandrine.depeau @ univ-rennes2.fr